0698507305

La réelle implantation des réseaux sociaux

30 Mai 2017

Ecrit par DigitAuxil

Lorsque je rencontre des prospects qui me sollicitent pour une présence dans les réseaux sociaux, arrive très vite sur le tapis l’utilisation de Facebook, comme un incontournable. A croire qu’il n’existe que ce réseau social sur terre.

En parallèle, j’aimerais relater un passage d’une réunion de famille (elles peuvent être sérieuses certaines fois !) durant laquelle j’interrogeais de jeunes neveux (entre 15 & 24 ans) sur leur pratique des réseaux sociaux. La réponse à la question simple « quel réseau social utilisez-vous le plus fréquemment ? » a été unanime : « on utilise Twitter et Snapchat« . Et Facebook alors ? « oui, on a un compte mais on l’utilise de moins en moins« .

Surprenant ? Pas tant que ça pour celui qui suit l’évolution de ces réseaux. Pourquoi ?

  • Primo, il y a un effet de mode dans l’adoption de ces moyens de communication. Rien n’est gravé dans le marbre. A tel point que Facebook ne mets pas tous ses œufs dans le même panier et commence à faire autre chose que du réseau social (casque de réalité virtuelle, voiture connectée, drones …).
  • Secondo, il y a des fonctionnements qui commencent à faire peur. Avoir sa vie dans un réseau social avec tous les mauvais côtés de ces systèmes, voyeurisme, immixtion dans la vie privée, commence à faire peur. Dans mon entourage immédiat certaines personnes ont carrément demandé la fermeture de leur compte Facebook. La confiance semble avoir disparu.
  • Tertio : le quidam s’informe et va là où sa communauté est présente. Si un jeune leader teste et approuve un réseau, il y a de fortes chances que sa bande d’amis ou de fans le suive. Cette migration sera sans doute un élément constant de notre vie sociale.

Quel réseau pour quelle cible ?

Quelle est la réelle pertinence d’une présence dans un réseau social ? Si je cherche à joindre un public de jeunes suis-je en accord avec ma cible (je ne parle pas du message) en étant présent sur Facebook ?

Pour tenter de répondre à la question de la justesse du positionnement je me suis penché sur le récent rapport intitulé « social life 2017 » d’Harris Interactive. Il est issu d’une enquête en ligne auprès de 2000 personnes âgées de 15 ans et plus qui a été réalisée en février 2017.

Qu’apprend-ton dans ce rapport ?

Tout d’abord citons les principales forces qui s’agitent en France :

  • Facebook : présent en France avec une plateforme qui est composée de Facebook, Messenger (système de messagerie instantanée), Instagram (service de partage de photos et de vidéos) et Whatsapp (système de messagerie instantanée)
  • Google : il possède YouTube (hébergement et partage de vidéos), G+, Allo (système de messagerie instantanée) et Hangouts (plateforme de messagerie instantanée et de vidéoconférence)
  • Microsoft avec Skype (plateforme d’appels téléphoniques et de vidéoconférence) et LinkedIn
  • Twitter est le détenteur de Twitter, Périscope (service de diffusion de vidéo en direct)
  • Snapchat (partage photos et de vidéos sur un court laps de temps)
  • Pinterest (partage de photographies)

Selon l’étude citée plus haut, il faut noter que Instagram, Snapchat et Pinterest sont les réseaux qui montent. Ce sont tous les trois des réseaux basés sur l’image fixe ou animée, étrange ?

Allons plus loin et voyons comment ces acteurs sont implantés. Les chiffres ne proviennent pas uniquement de l’enquête Harris mais également du blog du modérateur, de Facebook Data, Snapchat Data et Instagram Data.

[table id=3 /]

Que peut-on en déduire ?

  • les portes d’entrée pour communiquer avec un public ne sont pas uniques. Snapchat, Instagram et Twitter sont de bons vecteurs pour atteindre les millennials.
  • les réseaux basés sur l’image sont de plus en plus prisés. Il faut donc apprendre à communiquer avec l’image et pas seulement avec du texte. Si vous commercialisez un bien physique, une image sera l’élément porteur si la cible est composée majoritairement de millennials.
  • Il faut concevoir des messages différents selon les réseaux sociaux utilisés même si on vise la même cible. Twitter, par exemple, n’est pas (encore ?) le royaume de l’image.
  • la parité homme-femme est presque respectée sauf dans le cas de G+ majoritairement apprécié par les hommes et Pinterest très bien implanté chez les femmes. Si votre produit est à destination des femmes une présence sur Pinterest est à envisager.
  • Ne pensez pas pour autant que les réseaux plus anciens comme Facebook sont à délaisser car ils attirent encore beaucoup de monde. La question fondamentale à se poser est : « Est-ce que le public présent sur le réseau est réceptif à mon message ?« . Après avoir fait plusieurs campagnes sur Facebook qui ont eu une portée de plusieurs milliers de personnes, je ne suis pas convaincu de la pertinence d’une présence sur ce média social pour tous les métiers et toutes les cibles. Evidemment le vivier est important et les coûts sont faibles (… pour l’instant) mais il ne réagit pas systématiquement et ce, quelle que soit l’incitation utilisée (mise en avant, gratuité, avantage divers …).
  • Certains réseaux sont à privilégier pour y développer une certaine activité : on sait que sur Twitter les utilisateurs y sont principalement pour s’informer ou voir ce qui se passe (très bien implanté en milieu urbain et dans chez les CSP+). Ils agissent peu puisque Twitter reconnaît que 44% de ses utilisateurs n’ont jamais « tweeté ». Twitter est donc un réseau à privilégier pour diffuser de l’information sur votre activité, voire l’utiliser comme un partage de SAV.

Un petit conseil

Avant de vous lancer regardez bien les réseaux sociaux existants, inscrivez-vous, pratiquez-les. Puis faites des tests de publication sur les 2 ou 3 que vous aurez retenus. En fonction des résultats (analysez les chiffres fournis par les réseaux sociaux), vous agirez. N’hésitez pas à vous faire conseiller car ce milieu est mouvant, voire très changeant du fait des stratégies (innovation, adaptation à la concurrence) des acteurs en présence.

Catégories

Auteurs

Vous souhaitez être informé sur la parution de nos nouveaux billets ?